Devise, semaine 2026-S37
CHF : rien d'inhabituel attendu
Sa place sur l'axe des huit est marquée ci-dessous. Tout le reste de cette page explique pourquoi elle est là, et ce qui la ferait bouger.
Le trait clair au milieu est le zéro. Une barre qui part vers la droite est une force positive, une barre qui part vers la gauche est une force négative ; le signe est écrit à côté du nombre. La longueur dit la distance au zéro, jamais le sens.
Probabilité de hausse sur la semaine
51 sur cent
Base historique du panier : 50,67 %. Écart à cette base : +0,3 point de probabilité.
Force sur l'axe
+0,5 point
Moyenne des sept paires de la devise, poids égaux. Cette analyse est contestée par la vérification des sources : sa force brute de +1,0 est retenue pour moitié, soit +0,5 sur l'axe.
Fond des quatre dernières semaines
51 sur cent
Mouvement mesuré sur quatre semaines : -0,817 %.
Rien d'inhabituel attendu. Conviction faible.
Les sources de cette analyse ont été relues une seconde fois, par une personne qui ne l'avait pas écrite, et une partie de ses chiffres est contestée : sa force ne compte que pour moitié sur l'axe.
Si vous débutez
La semaine de CHF, expliquée simplement
Le franc suisse rapporte zéro, c'est la monnaie la moins chère à emprunter des huit que nous suivons, et c'est aussi celle vers laquelle on court quand on a peur. Cette semaine il n'a aucun rendez-vous à lui : sa banque centrale ne décide rien avant le 24 septembre, et la seule intervention annoncée pour vendredi n'est confirmée sur aucune page officielle. Ce qui le fera bouger viendra donc de ses partenaires : la décision de la Banque centrale européenne jeudi, et surtout l'inflation américaine vendredi. Nous attendons une semaine ordinaire : rien d'inhabituel, ni dans un sens ni dans l'autre. Nous le saurons jeudi entre quatorze heures quinze et quinze heures trente pour l'Europe, puis vendredi à quatorze heures trente pour les États-Unis, heures de Paris.
De la cause à l'effet
Ce qui pousse CHF, et ce que cela touche
Les rendez-vous
Ce qui teste CHF cette semaine
Toutes les heures sont données en heure de Paris. Entre ces moments, il ne se passe en général rien qui justifie une décision.
- lundi 7 septembre à 09:00, heure de ParisStatistique du chômage suisse d'août 2026, annoncée par arbeit.swiss pour le lundi 7 septembre 2026 à 09:00 ; consensus et précédent chiffre non trouvées dans le calendrier source
Seul chiffre suisse officiel de la semaine ; il alimente l'évaluation de politique monétaire de la BNS du 24 septembre, mais son impact de marché est faible. - lundi 7 septembre à 09:00, heure de ParisRéserves de devises de la BNS à fin août 2026, précédent 768,26 milliards de francs en juillet ; date issue d'un calendrier tiers, date officielle non trouvée dans le calendrier source
Une hausse marquée des réserves serait la trace d'achats de devises par la BNS, seule façon observable de mesurer l'engagement du 18 juin sur l'intervention de change. - jeudi 10 septembre à 14:15, heure de ParisDécision de la BCE, taux de refinancement, consensus 2,65 % contre 2,40 % précédent
EURCHF est la paire la plus serrée du franc, couloir p68 (le couloir qui tient deux semaines sur trois) de 0,63 % ; cette semaine c'est l'euro qui y mène, pas le franc. - jeudi 10 septembre à 14:45, heure de ParisConférence de presse de la BCE, à Berlin
La hausse étant attendue de tous, seul le ton peut surprendre ; c'est là que se joue la branche B. - vendredi 11 septembre à 08:00, heure de ParisProduit intérieur brut mensuel britannique de juillet 2026, consensus 0,0 % contre +0,3 % en juin
Agit sur GBPCHF, couloir p68 de 1,12 %, soit un septième du panier du franc. - vendredi 11 septembre à 11:15, heure de ParisSNB Chairman Schlegel Speaks, heure du calendrier consulté ; NON CONFIRMÉ par la BNS, dont le calendrier officiel ne porte aucune entrée du 7 au 11 septembre 2026
Seule occasion de la semaine d'entendre la BNS avant son évaluation du 24 septembre, mais l'événement lui-même n'est pas attesté par une source officielle : à traiter comme une possibilité, pas comme un rendez-vous. - vendredi 11 septembre à 14:30, heure de ParisInflation américaine d'août 2026 : consensus +0,4 % sur le mois et +3,4 % sur l'an, sous-jacent +0,2 % et +2,4 % ; précédents +0,1 %, +3,4 %, +0,2 %, +2,5 %
Le plus gros rendez-vous de la semaine pour les huit devises : il fixe le dollar et il décide si les marchés d'actions restent calmes, donc si le franc sert de monnaie empruntée ou de refuge.
Les branches possibles
Ce qui peut arriver, et avec quelle probabilité
Les barres sont à la même échelle d'une branche à l'autre : une barre deux fois plus longue vaut deux fois plus de chances. Aucune branche n'est mise en avant par sa taille de texte ou sa couleur.
- La semaine sans surprise : le franc reste la monnaie qu'on emprunte45 sur 10045 de chances sur cent, sur une échelle commune aux 4 branches de ce moment
Ce qui la déclenche. Jeudi 10/09 14:15 heure de Paris, la BCE monte de 25 points de base comme les 65 économistes interrogés l'attendent ; vendredi 11/09 14:30, l'inflation américaine sous-jacente sort à +0,2 % sur le mois, conforme au consensus ; le repère de volatilité américain ne s'éloigne pas des 14,53 de la clôture du 4 septembre.
Pourquoi ça bouge. Quand rien ne fait peur, on emprunte la monnaie la moins chère pour acheter du rendement ailleurs, et le franc à 0 % est la moins chère des huit, ce qui l'use lentement contre son panier.
- La BCE déçoit et l'euro décroche18 sur 10018 de chances sur cent, sur une échelle commune aux 4 branches de ce moment
Ce qui la déclenche. Jeudi 10/09 14:15 heure de Paris, la BCE ne monte pas ; ou elle monte puis, à 14:45 en conférence de presse, ferme la porte à toute suite d'une manière qui fait vendre l'euro.
Pourquoi ça bouge. La hausse est attendue par la totalité des économistes interrogés, donc seule une déception peut faire bouger l'euro, et un euro vendu fait d'abord baisser EURCHF, c'est-à-dire monter le franc contre l'euro puis contre la livre par voisinage européen.
- Un coup de peur sur les marchés16 sur 10016 de chances sur cent, sur une échelle commune aux 4 branches de ce moment
Ce qui la déclenche. Vendredi 11/09 14:30 heure de Paris, l'inflation américaine sous-jacente sort nettement au-dessus du consensus, par exemple +0,4 % sur le mois au lieu de +0,2 %, et les actions décrochent ; ou la conférence de presse de la BCE du jeudi 14:45 réveille le sujet du conflit au Moyen-Orient cité par le compte rendu du 27 août.
Pourquoi ça bouge. Quand la peur monte on cherche à conserver son capital plutôt qu'à gagner du rendement, et le franc est l'une des deux monnaies vers lesquelles ce réflexe se dirige, d'autant plus vite que les trois familles d'intervenants de la CFTC sont vendeuses et devraient racheter.
- Branche résiduelle : tout le reste21 sur 10021 de chances sur cent, sur une échelle commune aux 4 branches de ce moment
Ce qui la déclenche. Aucun déclencheur unique par construction. On saura qu'on est dans cette branche si, vendredi soir, le mouvement du franc ne s'explique par aucun des trois déclencheurs ci-dessus. Elle contient une BCE plus dure que prévu, une inflation américaine chaude qui tire le dollar sans effrayer les actions, un yen qui reprend la main avant la Banque du Japon des 17 et 18 septembre, ou des propos de Martin Schlegel sur le niveau du franc le vendredi à 11:15 si cette intervention a bien lieu.
Pourquoi ça bouge. Ces causes tirent dans les deux sens et se compensent en moyenne, avec un léger biais vers le bas parce que la plus probable d'entre elles, le dollar qui monte sur une inflation chaude, est aussi celle qui pèse le plus.
Les deux cotes
Pour, contre, et ce qui invaliderait tout
Ce qui plaide pour
Le pari contre le franc est déjà pris et il est encombré : au 1er septembre 2026, non-commerciaux vendeurs de 22 876 contrats soit 16,7 % de l'intérêt ouvert, fonds à effet de levier vendeurs de 10 298, gérants d'actifs vendeurs de 32 117 ; une simple frayeur oblige à racheter. S'y ajoute une économie suisse meilleure que ce que la BNS écrivait en juin, croissance la plus forte depuis le troisième trimestre 2021 et inflation à 0,8 % sur un an en août contre 0,6 % prévu pour l'année.
Ce qui plaide contre
Le franc rapporte zéro, le SARON est même légèrement négatif à -0,04 %, la BNS a écrit le 18 juin qu'elle a une disposition accrue à intervenir sur le marché des changes si le franc monte, et 18 actifs sur les 29 suivis sont en régime calme : emprunter du franc ne coûte rien et ne fait pas peur.
Ce qui rendrait cette page fausse
Trois critères, tous observables sans lire un graphique. (1) Si la BCE ne monte pas son taux le jeudi 10 septembre à 14:15, ou si sa conférence de presse de 14:45 fait vendre l'euro, la branche B devient le fait de la semaine et la lecture rien d'inhabituel saute vers la hausse. (2) Si l'inflation américaine sous-jacente du vendredi 11 septembre à 14:30 sort à +0,4 % ou plus sur le mois au lieu de +0,2 % attendu, la semaine bascule en branche C ou dans la partie dollar de la branche D, et l'ampleur dépasse le quart de couloir prévu. (3) Si le franc bouge de plus de 1,17 % en moyenne contre ses sept paires, soit au-delà du couloir p68 moyen, la semaine n'a pas été ordinaire et cette analyse s'est trompée sur l'ampleur, quel que soit le sens.
On le saura : jeudi 10 septembre à 14:15, heure de Paris
Ce que vaut cette parole
Semaine zéro : le score public part de rien
C'est la première semaine publiée sous cette méthode. Il n'y a donc aucun historique de réussite à montrer, et nous n'en fabriquerons pas. Les prédictions de la semaine sont écrites et scellées avant l'ouverture ; elles seront comparées à la réalité après la clôture du 11 septembre 2026.
- Semaine
- 2026-S37, du 7 septembre 2026 au 11 septembre 2026
- Paris revendiqués
- 0 sur 29 valeurs suivies
- Inclinaisons notées
- 7
- Paires sans attente particulière
- 22
- Score public
- zéro aucune semaine close
- Journal des prédictions
- 73 lignes scellées, empreinte 3bb9b3a1c86c
- Données collectées le
- 2026-09-06 à 19:41
- Page établie le
- 10/09/2026 à 09:33, heure de Paris
Comment le score sera calculé, et pourquoi une semaine où nous ne disons rien compte autant qu'une semaine où nous parions.